vendredi 14 juin 2013

"Arthur"(première partie) (2047)

Puisqu'"ils" avaient du mal à me trouver une utilité au Centre,"ils"ont décrété un jour que je pourrais faire partie du personnel chargé d'aller récupérer du"matériel" ,dehors.
Pour sortir,c'était tout un merdier:il fallait passer dans un sas sur pressurisé(1100 hectopascals et des brouettes) puis enfiler une tenue NBC(nucléaire,bactériologique,chimique)avec le petit masque respiratoire qui va bien débouchant sur une source autonome d'air"normalisé",je tentais bien une blague foireuse sur Mickael Jackson et sa manie des caissons à oxygène mais j'avais juste oublié que les deux jeunes types qui m'accompagnaient n'avaient aucune chance de savoir de quoi je parlais.
Après avoir passé deux chicanes à 90 degrés et trois portes blindées,nous avions ensuite eu le privilège de profiter du magnifique spectacle à l'extérieur.
En fait de paysage,il n'y avait plus que des tas de ruines recouverts d'une poudre grisâtre,magnétique qui collait immédiatement aux combinaisons s'il on faisait trop de mouvements,ceci dit,avec mon arthrose et mon scaphandre,il n'y avait pas trop de risque de ce côté là...
Je m'étais engagé à retrouver le bâtiment d'où l'on m'avait extrait pour récupérer ma collection de CD(j'ai jamais pu encadrer les lecteurs MP3)mais là,devant tout ce vide,ce désert,je ne reconnaissait pas grand-chose.
On a fini par passer devant l'enseigne du Lidl où je me fournissait en "combustible",les anciennes usines de filature à 500 mètres de là n' avaient pas trop souffert.
Nous nous sommes jetés comme des morts de faim sur les décombres,le temps pressait vu que nos capteurs et nos dosimètres commençaient déjà à clignoter version arbre de Nöel.
Nous avions le trésor:plusieurs milliers d'heures de musique des années 50(enfin 1950) à 1985 , un lecteur qui n'avait pas trop l'air déglingué et un ampli à lampes que j'ai du me coltiner malgré mon grand âge car personne ne croyait que cet engin pouvait encore fonctionner;ils fabriquaient solide à l'époque,cet engin devait peser au moins 15 kilos!
En revenant,c'était encore pire,il fallait évidemment se coltiner les trois portes lourdes comme des ânes morts mais le clou du spectacle était la douche de décontamination:alors qu'on était déjà en surchauffe,même Akim,le petit tout sec et tout nerveux,on a eu le droit à des jets de mousse visqueuse à au moins 50°c,puis,sinon c'est pas drôle à une pluie glacée qui laissait un sale gout métallique dans la bouche,en ouvrant le dernier sas,deux d'entre nous ont cru voir une ombre noire se carapater dans le couloir mais vu qu'un était complètements cuits,on n'y a pas fait attention..



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