samedi 30 novembre 2013

La petite marchande d'esclave ( Chronique...)

J' étais tranquillement en train d'attendre mon tour à la pharmacie quand j'assistai à une scène à la fois glauque et charmante.
y'avait une jeune fille de 17,18,20 ans maximum,j'ai pas maté la marchandise de trop près rapport à ma tête de sale ours,l'était venue avec sa môman.
Je croyait de prime abord que la mère était en train de négocier un abortif ou ce genre de joyeuseté style le garçon boucher du coin lui avait sauté sur le râble à la môme et crac,un bébé;pauvre lapin!
Mais non,la gamine elle devait faire un stage ,la pharmacienne essayait visiblement d'expliquer à la génitrice que non,les médocs ça se vend pas comme des smarties,que il faut des diplômes et tout et tout et qu'elle ne va pas comme ça confier l'intendance de sa boutique à cette charmante pintade même si c'est gratuit à l'essai et élevé aux produits naturels.
'Font des trucs marrants maintenant dans les écoles,les gosses doivent faire des stages,traduction bosser gratos comme un chien pour ramener un bon point,un peu comme dans "Mort à Crédit"mais avec des téléphones portables et des ordinateurs .
Sûr qu'après cette "mise en contact avec le monde de l'emploi",les ados vont tripper sur les petits boulots de merde qui,tel des serpents les attendent sournoisement à la sortie!
'Vont nous fabriquer des générations de feignasses,de la feignasse de luxe,bien renseignée,propre sur elle et qui aura troqué le gros kil de rouge contre les petites"pills"de drogues de synthèse,merci les Thénardiers!
Bref,la transaction allait bon train,j'entendais pas tout mais j'imagine le topo que c'était une gamine bien courageuse,bien dégourdie,discrète,que ça leur couterait pas un rond...
L’intéressée,si j'ose dire vue que l'affaire avait l'air de la brancher moyen assistait stoïquement au délire verbal de sa mère prenant obscurément conscience que ça allait pas être marrant tous les jours pour sa pomme,qu'elle ferait bientôt partie des petites fourmis,braves crevardes qui allaient trimer jusqu'à l'épuisement dans les vagissements de sa portée pour trois cacahouètes et demie,que finalement ,le fils du boucher qu'était pas précisément repoussant quoique doté d'un intellect modeste,c’était pas le plus mauvais des partis vu en plus que son darron au rythme où il enchaînait les bouteilles de whiskies ne tarderait pas bien longtemps à clamser...
La mère continuait tranquillement son happening devant les clients souvent défraichis qui commençaient à taper du pied avec des regards mauvais,l'employeuse continuait à écouter cette péroraison avec un flegme admirable,elle devait être Bouddiste,un truc comme ça,c'était pas possible; quand à la jeune femme elle été partie loin,loin depuis longtemps,loin dans les bras musculeux d'Emilio et de sa Subbaru violet métallisé.

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