lundi 27 janvier 2014

Le produit providentiel (2017)

Face à l'expension galopante des industries agro-alimentaires et cosmétiques,il fallut dès les années 60 faire des tests d'abord sur les animaux puis sur l'être humain.
Mais ceci coutait horriblement cher:il fallait trouver des cobayes prêts à sacrifier leur santé pour quelques semaines de salaire,assurer un suivi médical pour voir s'il n'y avait pas d’effets à long terme et dédommager les malchanceux qui se tapaient des allergies et autres joyeusetés;les actionnaires tiraient la gueule...
Vers les années 70,on crut trouver la panacée par le biais des aides alimentaires pour le Tiers Monde :il suffisait de proposer gratuitement le machin à tester à des pitinafricains puis d'attendre les résultats,un peu comme avaient fait les Japonais en Mandchourie dans les années 30 avec des produits un peu plus craignos...

On eut beau masquer ces procédés discutables en les enrobant dans une mielleuse campagne de pub où le "King Of The Pop"paya lui même de sa personne,les médecins humanitaires finirent par flairer l'arnaque,il faut dire que des gosses de 25 kilos qui crevaient par exemple d'hypertension,c'était un chouille suspect ...
On dut se résoudre -du moins officiellement-à utiliser un protocole digne de ce nom.

C'est en avril 2017 qu'un directeur marketing d'une grande enseigne de supermarchés trouva la parade à cette gabegie qui spoliait honteusement les barons d'industrie et les spéculateurs de leurs biens:il inventa le concept du"produit providentiel"
L'idée était tellement simple et frappée du sceau du bon sens que beaucoup de commerciaux cyniques se maudirent-sur plusieurs générations et sans supplément de prix-de ne pas y avoir pensé.
Il suffisait dans un premier temps de bien achalander un rayon en produits de la même famille mais dotés de prix différents puis de proposer sur le même linéaire UN exemplaire de produit milieu de gamme mais à un prix très attractif et mis astucieusement en évidence.
La réaction attendue était que le pigeon-pardon le client-se mette rapidement à comparer les offres qui se proposaient à lui et jette son dévolu sur cet exemplaire unique en se félicitant de sa sagacité.
Mais,c'était là où résidait l'astuce,c'était évidement dans cet appât que les "bons docteurs" avaient pris soin de placer le petit cadeau surprise:une molécule qui absorbe cent fois son poids en flotte,une plante OGM qui officiellement n'existait pas ,un additif qu'on utilisait déjà mais dont on  voulait  savoir s'il était toxique sous une autre forme moléculaire dix fois mois chère à fabriquer...
La question du suivi était là aussi très simple:la plupart des clients payant par carte bancaire ,on obtenait facilement leurs coordonnées .Avec les caméras de surveillance il était même possible de savoir à qui on avait affaire,de classer les spécimens par classe d'âge,morphotype et races;les manutentionnaires se trouvaient parfois compromis dans d'obscures manœuvres parce qu'il manquait aux scientifiques un type précis de client à alpaguer pour que le panel soit représentatif.
Le plus amusant de l'histoire était que c'était la Sécurité Sociale qui rendait le verdict final:si la proie n'utilisait pas sa Carte Vitale ou de Sécu,c'était que les effets secondaires n’étaient pas bien méchants,on pouvait confirmer ces informations en constatant l’absence d'achats pharmaceutiques.Par contre,si le client allait consulter un médecin,ceci serait là aussi visible et on pourrait par recoupements déduire les déboires subits par celui-ci en consultant la liste des médicaments fournis .
En tout état de cause,la pratique du "produit providentiel" apporta une bouffée d'air frais dans les budgets recherche et développement des industries agro-alimentaires ,textiles et cosmétiques et provoqua la mise sur le marché de produits innovants à un rythme inouï;le gogo de base qui n'était au courant de rien était ravi!

Cette pratique fut découverte puis condamnée en 2019 mais ceci ne porta pas préjudice aux industrieux chercheurs qui avaient de toutes façons adopté des modus opérandi encore plus douteux...

 

Punition 3 (best of"Revenge of Guantanamo Rock")

Faute de temps,j'ai laissé tomber l'idée de donner une suite à "Guantánamo Rock".
Par contre,comme,vous n'avez pas étés sages ces derniers temps (moins de 1200 visites,hou!),je vous ai concocté un savant mélange de chansons bien ringardes des années 80 dont un fabuleux clip de campagne présidentiel,de l'eurodance bien pourrie,et quelques illuminés rencontrés pour la plupart sur Yolo Musique.
Il y a aussi une comptine Japonaise que j'ai emprunté à Joranne Bagoule qui explique en une note très intéressante la raison de cet attentat musical,ce truc me bouffe le cerveau depuis trois jours,il n'y a pas de raison que les autres n'en profitent pas...



Ps:sinon,je vous rassure,j'écoute aussi de la musique "normale"et je rappelle à cette occasion que j'entasse dans un foutoir monstre des vidéos musicales sur Youtube:leblogjetable

dimanche 26 janvier 2014

57 litres

J'en ai lu une bonne ce matin:les fabricants de pinard se plaignent:on ne boit plus de vin mon pauv'monsieur!
Ben oui,57 litres de gros rouge qui tache par habitant,ça leur paraît chiche.
Pourtant,à y regarder de plus près,ceci est une moyenne,hors ,déjà les enfants ne se trimballent pas avec leur litron dans les cours de récré,ça fait 20%de consommateurs en moins,il y de plus au moins 20% d’adultes qui ne peuvent pas pour raison médicale se piquer la ruche,n'oublions pas les femmes enceintes et les taulards...
En tenant compte de ces faits irréfutables,la consommation moyenne par tête de pipe monte à un peu plus de 94 litres,ce qui nous fait un plus de 130 bouteilles par an.
Difficile de savoir quelle proportion d'individus reste civilisée lors des évènements sociaux et mondains mais pour obtenir un tel score,il est statistiquement possible que des gugusses carburent à 2 ou 300 boutanches par an,une broutille!


dimanche 19 janvier 2014

Les "légumes"/ 2017

Attention,contient des propos pouvant être interprétés comme choquants,lecture déconseillée aux moins de seize ans

On les aimait bien ,dans les hôpitaux,les légumes;surtout avec les stupides nouvelles lois contre l'euthanasie...
Le mieux était de tomber sur un client avec le troc cérébral et le cerveau reptilien encore en bon état mais bien comateux par contre sinon ce serait pas top pour le business...
Chers légumes,ils étaient au fil du temps devenus un peu le fond de commerce des marchands d'actes médicaux,pas causants,pas emmerdants pour un rond,les proches étaient un peu pénibles au départ mais ça finissait toujours par se tasser au bout d'une quinzaine de jours...
La culture des légumes était simple:une ou deux poches de liquide nutritif par jour,une paire de couches culottes;la toilette n'était faite que lorsqu'on coinçait une pauvre infirmière qui osait s'accorder deux minutes de pose.
Par contre,au niveau des factures,c'était le jackpot,surtout en gériatrie et hop,une chambre d'hôpital bien plus cher que d'aller dans un bon hôtel-faudra m'expliquer-,la visite du Médecin en Chef qui se contentait en général de rester trois minutes en lançant des mauvaises vannes devant les internes,des actes divers aux noms sibyllins et abscons histoire de bien arnaquer les comptables de la Sécu qui n'y entravaient que dalle.
On faisait aussi un peu de "technique" quand des appareils ne servaient à rien,surtout dans les petites unités:plutôt que de laisser moisir un respirateur artificiel ou un shmilblick à dialyse,on le branchait sur un quasi macchab',ça servait souvent de test pour savoir si le bordel fonctionnait encore;on "finissait" aussi les Monitorings douteux sur ce genre de patient;bien entendu,en cas d'urgence,un arrivant ayant des chances décentes de survie récupérait parfois les appareils,on débranchait le morceau de barbaque qu'on déclarait officiellement mort et le tour était joué!

samedi 18 janvier 2014

"Les gondoliers" 2017/2043

A partir de l'été 2024 de sinistre mémoire où il plut 83 jours d'affilée se développa un nouveau phénomène que l'on nomma par dérision "les gondoliers".
Il s'agissait au départ d'individus un peu plus débrouillards,chanceux ou prévoyants que les autres et qui,bénévolement ,venaient seconder les secours pour mettre personnes et biens matériels à l'abri.
Tout ceci se faisait évidemment dans le plus pur amateurisme,la barque de pêche côtoyait le canoë gonflable ,rares étaient les embarcations respectables et le tout se faisait parfois au mépris des règles les plus élémentaires de sécurité.
C'est en 2027,lors d'une saison estivale là encore déplorable que s’amorçât un changement:les sauveteurs d'opérette se dirent que tout bien considéré étant donné la régularité des phénomènes pluvieux,ils pourraient vivre de leur activité,qu'ils pourraient ainsi échapper au statut de crevard désœuvré dans lequel ils étaient trop souvent englués et accéder au titre modeste mais ronflant de micro-entrepreneurs.
Ces braves gens se firent effectivement de non négligeables pécules en transbahutant tout ce qui était à leur portée.
En Juin 2029 fut créée l'Association Professionnelle des Itinérants Fluviaux qui exigeât de ses membres qu'il passassent un brevet de secourisme, qu'ils équipassent leurs embarcations de matériel de sécurité et de soins et qu'ils passassent une sorte de permis prouvant qu'ils étaient capables de se sortir des situations délicates dans lesquelles ils pourraient éventuellement se retrouver.
Le moindre acte fut dument tarifé en fonction de la complexité,de la dangerosité et de la durée de son exercice,si les pros du canotage devaient théoriquement laisser la priorité aux secours officiels ,ils étaient le plus souvent les premiers sur les lieux  et usaient de cet argument pour convaincre les imprévoyants de payer leurs services;ce n'est pas pour rien que les Sapeurs Pompiers et les salariés de la VNF les surnommaient "les charognards"...
Avec la complicité des culs terreux du coin qui possédaient des terres en hauteur dont ils ne pouvaient plus rien faire à force d'être détrempées,certains petits malins se mirent à construire de vrais petits complexes avec l'inévitable garde meubles mais aussi des logements d'urgence avec douches,WC et tout ce qui s'ensuit;le malheureux qui croupissait dans la vase pouvait ainsi en quelques dizaines de minutes sauver ce qui lui était le plus cher puis se taper un solide repas pour se remettre de ses émotions et passer une nuit réparatrice,voire résider plusieurs jours en attendant que son antre soit redevenu habitable.
Tout ceci,hélas n'eut qu'un temps et cet astucieux commerce commençât à péricliter suite à la désertion des lieux par les locaux las de lutter contre les gravats et la bouillasse.
Seul ,le Gouvernement y trouva son compte en rachetant à vil prix les installations à leurs propriétaires et en les convertissant en logements sociaux.

jeudi 16 janvier 2014

Mars/échec II / 2043

Question diversité dans les serres semi-hydroponiques,c'était pas franchement glamour!
Pendant qu'en contrebas,des algues unicellulaires qui avaient moyennent apprécié leur périple de 60 millions de kilomètres clapotaient dans une piscine jaunâtre,des plantes grimpantes anorexiques tentaient de subsister aux étages supérieurs.
Il y avait d'abord l'incontournable et increvable tomate cerise,un truc capable de pousser dans les Andes à plus de trois mille mètres d'altitude et qui sauvait un peu l'honneur du lot.Venaient ensuite des plants de haricots qu'on avait trifouillé génétiquement,vu le résultat,c'était pas une bonne idée et des patates en provenance là encore des Andes.
le reste était aux trois quart mort-né,il y avait théoriquement des concombres,des courges,des navets dans tout ce fouillis mais,Darwinisme oblige,il ne subsistât  bientôt plus que le trio patates-tomates-haricots plus quelques herbes aromatiques dont le thym qui se portait bizarrement à merveille comme s'il s'agissait d'une plante locale.
Bien entendu,tout ceci devait profiter non seulement aux malchanceux pionniers mais aussi à de plus en plus hypothétiques nouveaux arrivants étant donné qu'on se rapprochait de la date fatidique de fin 2037 ,époque à laquelle le voyage Terre-Mars deviendrait trop long et trop coûteux;les colons qui ne voulaient  pas au départ"d'autres emmerdeurs"commencèrent à flipper d'autant qu'en bas,ça commençait à se fritter sévère* et que le budget de la conquête spatiale risquait là encore de passer en joyeusetés létales en tout genre .
Enfin,tout n'était pas négatif dans cette affaire:les "Martiens" disposaient maintenant d'une piscine dont ils avaient viré leurs hôtes verdâtres sans ménagement et ils pouvaient enfin manger ce qui ressemblait un peu à de la nourriture;ils essayèrent tant bien que mal de conserver l'unique couple de volailles survivant au périple mais l'un d'entre eux,ou plusieurs,on ne sut jamais eut manifestement une envie irrépressible de viande qui c'est un fait manquait au menu depuis plusieurs années.  

* hum!

mercredi 15 janvier 2014

Mars/échec I / 2043

Les instruments étaient formels:il y avait bien de l'eau sous forme liquide sur Mars pas simplement aux pôles mais aussi dans quelques rares sites au climat un peu moins rude sous forme quelquefois de vapeur d'eau sous pression confinée dans des poches rocheuses .
Un site en particulier attira l'attention des scientifiques puisqu'il était situé dans une région où les températures descendaient rarement en dessous de - 70°c ce qui faciliterait la récupération du précieux liquide avant qu'il ne sublimasse bêtement rapport à la faible pression atmosphérique .
L'endroit se situant à moins de 60 kilomètres de la base Mars One,inutile de dire que ses résidents l'eurent mauvaise,eux qui devaient se contenter depuis plus de dix ans d'une eau rare et douteuse souvent fabriquée artificiellement à l'aide d'un appareillage poussif qui n'avait rien à envier aux Shadocks.
Grâce à cette trouvaille,c'est tout un programme de serres de production végétale qui pouvait être lancé.
L'affaire cependant n'était pas simple:il fallait d'abord repérer avec certitude la faille qui permettait un accès à la poche située à une bonne centaine de mètres de profondeur puis,puisqu'il était évidement impossible de forer au delà de quelques mètres d'en provoquer mécaniquement l'ouverture verticale dans des proportions raisonnables en déclenchant un explosif souterrain.Une capsule rigide chapeauterait tout le dispositif en attendant que le débit du flux humide soit contrôlé et protégé du gel et des pressions trop basses.
Malgré le refus catégorique des autochtones de venir prêter main forte aux robots et automates chargés de tout installer-ils n'avaient,on les comprend toujours pas digéré la certaine désinvolture avec laquelle ils avaient été ravitaillés*-tout se mit en place sans incident majeur:les tentes flexibles à structure gonflable se mirent à pousser tels des champignons sur le sol rouge et corrosif,les panneaux solaires sis en bas des modules fournirent rapidement leur précieuse énergie permettant l'extraction des argiles présentes sur place et vouées à servir de substrat et rendant possible le précieux processus de production d'hydrogène liquide et d’oxygène dont les premières bombonnes furent royalement offertes aux récalcitrants.

*sujet normalement d'un autre récit mais je n'ose pas trop m'avancer au vu de mon activité sporadique

mardi 14 janvier 2014

La"Loukoumotive"(Haïkuscous)


Viens Eve émotive
Dans ma loukoumotive,
Je t’emmènerais aux Maldives,
Aux sauvages aux longues incisives.


mercredi 1 janvier 2014

Président citrouille

Pendant le traditionnel repas de fin d'année,j'ai eu le droit à la retransmission des vœux du Président de la République.
Je n'ai bien entendu pas capté un seul mot de son monologue étant donné que la discussion à table était des plus agréables ,que la chère comme d'habitude était savoureuse;le fait que je me battais les couilles de savoir ce que le clown de service avait à déblatérer n’arrangeait certes pas les choses...
Par contre,j'ai quand même vu l'exercice.
Quelle désolation!
C'est ça qui est censé "nous"représenter,ce terne VRP dépressif?
Je veux bien admettre que pour être Président François Hollande n'en est pas moins homme,qu'il doit sans doute se taper un emploi du temps bien chargé,qu'il a peut être,c'est humain forcé sur les vins ou les amuse-gueule ,mais quand même!
J'ai eu la sensation de voir un gamin de dix ans issu d'une école privée réciter péniblement et sans entrain une récitation,un texte qu'il n'avait pas écrit et dont le sens lui était étranger.
L'est franchement pas sexy l'apôtre,faisandé l'orateur,citrouille le Président,inexistant,interchangeable,Hallal,Casher,breveté par la SPA et tout le bordel;une belle tranche de tofu de 80 kilos;je suis sur que vu l'allant avec lequel l'homme invisible débitait son texte,certains n'ont même pas vu qu'il était passé à l'écran et qu'ils ne retiendront du journal télé que l'état de santé de Shumacher,les inondations en Bretagne et s'il va flotter ou pas le lendemain.



 Cadeau Bonusque

image:source:zeros-sociaux.fr