samedi 1 février 2014

Les fleurs (2047/2063)

Je tiens tout d'abord à remercier ceux qui prennent un peu de leur temps pour lire ce blog au contenu plus ou moins absurde.
J'ai décidé de regrouper les textes que je réunissait auparavent sous les rubriques "2017","2043"et "2063"sous le titre de"Mauvaises Nouvelles du Futur",je n'ai pas encore décidé du subterfuge littéraire qui me permettra de revendiquer un contenu écrit au passé parlant de périodes postérieures mais j'y travaille.
Le narrateur sera à priori un rescapé d'une calamité à l'échelon mondial-j'ai un faible pour une guerre nucléaire totale mais mon choix n'est pas définitif-,il servira de "disque dur"organique à des survivants beaucoup plus jeunes que lui et ayant perdu de nombreuses données concernant l'histoire de l'humanité suite à une catastrophe informatique majeure et à l'endoctrinement qu'ils ont subi depuis des années par le biais de l'organisation qui gère leur refuge.
Bien entendu,tout va plus au moins foirer dans ce que les scientifiques et les influents auront prévu de prime abord.
La survie dans un refuge bunkérisé,sous terrain et probablement dans un milieu hostile:désert froid ou chaud va vite devenir hardcore entre les "élus",les individus ajoutés exempts pour la plupart de l'endoctrinement maison et les "Taupes"êtres humains ayant survécu au cataclysme car vivant à l'écart des zones de conflit ou de contamination.
Je devrais théoriquement prendre 15 jours de vacances au mois de Mars et mettre un peu d'ordre dans mes textes.
En écrivant mes premiers"2017"censés nous prévenir humoristiquement de ce qui nous pendait au nez si Sarkozy remportait les élections Présidentielles,je ne m'attendait pas quelques mois plus tard à me retrouver avec une trentaine de récits écrits souvent à l'arrache et ayant des liens plus ou moins consanguins entre eux



 

Au début,je n'ai pas compris ce qui m'arrivait.
Il faut dire que ,si j'avais pris fermement la décision de ne plus boire depuis qu'on m'avait pour des raisons scabreuses offert un "rajeunissement corporel",je ne crachais pas toujours sur les drogues de synthèse au grand dam du dernier étage.
La sensation,au début, n'était pas désagréable,c'était une sorte de flottement,d'absence de gravité amniotique,le tout dans une intense lumière rouge;la seule sensation de pesanteur qui me parvenait provenait de mes veines,de mes organes internes,je pouvais sentir le sang circuler et faire irradier dans mon corps une bienfaisante chaleur.
Ce n'est que quand je me décidais à ouvrir les yeux que je commençais à flairer l'arnaque:j'étais bel et bien dans une sorte de sarcophage,un gigantesque cigare en matières composites avec un hublot transparent appliqué en face du visage,je ne pouvais évidemment pas bouger.
Une sale petite musique stridente qu'une main secourable eu le bon goût d'éteindre dès les premières secondes se mit à retentir,une tête de technocrate constipé apparut dans mon champ visuel:
-'sérieux,c'est quoi"ça"?
-c'est l' "Historien",une lubie du "Grand Manitou" 'paraît que ce mec va nous pondre des conférences,ce genre de truc...
-m'ouais...vu sa dégaine,je lui donne pas trois jours pour qu'on se décide à le jeter chez les"Taupes",allez,on ouvre!
J'entendis alors un chuintement,un bruit de succion,l'habitacle commença à se scinder en deux,les deux arcs du couvercle se repliant partiellement dans le support.Les liens qui retenaient fermement ma tête et mes membres s'escamotèrent eux aussi et je pus m’apercevoir avec horreur que je portais deux valves reliées à tout un système de tuyauteries,machines et filtres à l'emplacement du cœur et de mon système digestif,je ne devais apparemment ma survie qu'à tout cet attirail baroque et étrangement silencieux.
Au fur et à mesure que ma conscience se reconstituait ,je n'arrivais pas à trouver un lien logique entre ce que j'avais vécu la veille ou du moins le jour d'avant ma mise en conserve et ce qui m'arrivait maintenant.
Je retombait bientôt dans les vapes,il est probable que l'autre sournois aie profité de l'occase pour me refiler de la tisane en intraveineuse.J'eus le temps de me rendre compte que la pièce aux allures de base secrète de mauvais film de science fiction comportait une bonne trentaine d’appareils du même genre que le mien et que tous les fluides transitaient par une sorte d'unité centrale,il n'était donc pas impossible que je ne partageasse mes fluides intimes avec les autres patients!Charmant!
Je perçus à peine l'alarme qui m'avait définitivement sorti de mon état comateux.
Une autre"fleur" était surement en train de s'ouvrir...

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