dimanche 27 avril 2014

Au revoir,Speakseasy !(Mars échec/MNDF)

Par mesure de précaution,je nommerais désormais le consortium à l'origine des voyages sur Mars et sur la Lune sous la dénomination"Space Corp" afin d'éviter de froisser d'éventuelles susceptibilités ,de plus,ça sonne bien et je trouve que ça ne ferait pas tâche dans un film de Verhoven.
Si vous vous intéressez de près aux mission spatiales,je vous recommande la lecture du blog de Florence Porcel ,candidate sérieuse à une solution crédible et privée de séjour sur Mars et présentant sa thématique sous de multiples facettes,j'attire aussi votre attention sur l'article paru dans le Science et Vie du mois de mai qui ringardise carrément le délire que je m'étais tapé sur l'utilisation malveillante des drones tout public. 

Comme convenu,ce fut Speakeasy,allias Arthur qui prit en charge les manœuvres finales impliquant la mise en orbite basse du vaisseau spatial et "l'amarssissage"du module d'exploration,ce serait mentir de dire que cette décision du Capitaine et de l'équipe-sol subjugua l'enthousiasme des "organiques" du bord mais les mésaventures consécutives aux erreurs humaines commises durant le retour de Luna 2 parlaient d'eux mêmes:rien de tel que de confier à un cerveau froid, supérieurement intelligent et calculateur des opérations mettant en jeu des paramètres complexes et un environnement hostile et changeant.
Mars 1 se posa effectivement comme une fleur sur la planète inhospitalière,les voyageurs durent se pincer pour se convaincre qu'ils étaient bien arrivés sur place sans avoir été secoués comme des pruniers,sans être à moitié carbonisés ou frigorifiés par leur entrée dans une atmosphère rare mais capricieuse ;les tempêtes locales de poussière rouge et corrosives semblaient elles même avoir fait relâche se disant sans doute que l'intrépide équipage avait déjà assez morflé comme ça et que les recevoir dans une réplique locale de Pékin au mois d'aout,ça serait particulièrement mesquin.
Tout ceci s'annonçait fort bien hormis un léger détail:l'espace-vie s'était posé à une bonne quinzaine de kilomètres du module autonome de production de carburant et,si parcourir quotidiennement cette distance pour entretenir le matériel adjacent,installer les premières serres et la piscine ensemencée d'algues microscopiques qui fournirait de l’oxygène au futur complexe était techniquement possible sous réserve de l'abandon d'une partie du programme d'exploration initialement prévu,il n'était plus question de remplir les réservoirs désormais vides devant fournir le combustible de retour;il faudrait aux pionniers attendre une prochaine relève possible uniquement quand les deux astres serraient suffisamment proches c'est à dire dans deux ans et demi.
Il était clair que cette erreur d'appréciation était d'origine informatique:de deux choses l'une:ou le système de navigation et de détection audio vidéo de la fusée était intrinsèquement défectueux ce qui n'avait l'air d'avoir été le cas jusqu'à présent,soit il y avait cachoterie de la part du couple personnel sol/Arthur.
Après avoir fait face aux vérifications d'usage leur garantissant de ne pas être asphyxiés, déshydratés,dénutris et mis en pièces par au choix une météorite,le climat local,un effondrement de terrain ou une tempête solaire,les explorateurs n’eurent plus qu'une idée en tête:comment se débarrasser de l’androïde félon sans que celui ci ne flaire l'arnaque et sans froisser les responsables qui pourraient moyennement apprécier ce qui ressemblait fort à un lynchage.
C'est bien entendu de l'équipe sol déterminée à jouer jusqu'au bout leur rôle hypocrite que provint la solution: il fallait tout d'abord saturer l'ordinateur central de l’espace vie plus rudimentaire donc plus vulnérable que celui de la navette d'informations pour le faire bugger et obliger Speakseasy à se connecter au système par défaut pour maintenir son niveau de conscience.Le système de secours étant là aussi plus faible,le robot se retrouverait  alors à un état à peine supérieur à celui qu'il avait à l'origine;un perroquet multifonctions à quatre bras qu'un être humain robuste et déterminé pourrait réduire au silence.
Dés que le message d'alerte se mit à retentir dans l'habitacle indiquant une faille logicielle,le commandant sauta immédiatement sur le renégat amoindri pour l’immobiliser pendant que son second coupa dans la foulée le rupteur installé à l'arrière de son crâne ,si le médecin n'avait pas eu pendant ce court laps de temps la présence d'esprit de déclipser l 'exosquelette  de l'indélicat,les 180 kilos de ferraille et de haute technologie auraient sans doute été les premiers déchets d'origine exotique sur Mars.

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