samedi 19 avril 2014

Les nains de l'espace/Space Dwarves (Mars échec/MNDF)

On pourrait croire que l'ESA,la Nasa et autres lanceurs d'engins habités dans l'espace porteraient leurs choix lors de leurs sélections sur des armoires à glace bodybuildées hors ,il n'en était rien.
N'en déplaise aux amateurs de pulp et de livres ou films de science fiction,les premiers spationautes tiendraient plus du format de poche hyperactif et affuté intellectuellement que de la grosse brute badass.
Comme dans les animés,les vaisseaux,pendants dans le réel des méchas,seraient pilotés par des crevettes:ça coûte effectivement moins cher d'envoyer dans l'espace un individu de 60 kilos et de l'y maintenir en vie que de s’encombrer d'un gorille qui va accaparer une trop grande part de l'espace vital,bouffer comme quatre et pomper de l'oxygène à tire larigot;envoyer un kilo vers Mars pouvait revenir à plus de 200 000 euros,alors Musclor il est bien gentil mais il va aller voir ailleurs...
En apprenant cela,les détracteurs du programme spatial critiquant principalement le supposé gouffre financier que constituait cette entreprise-en réalité moins de 1% de ce que les États "civilisés" dépensaient dans l'armement -affublèrent rapidement les postulants du sobriquet de "Space Dwarves",nains de l'espace.Charmant!
Pourtant à y regarder de plus près le choix de la miniaturisation des spationautes et de la standardisation de leur stature se révélait être excellent:gain de poids en ressources alimentaires,eau,vêtements,tout ce qui relevait du maintien en vie,meilleure utilisation des surfaces disponibles,envoi possible de matériel technique ou de confort supplémentaire et surtout possibilité de fabriquer des tenues spatiales en petite série pouvant indifféremment servir à un membre ou à un autre de l'équipage;si une combinaison est hors d'usage,personne n'est ainsi lésé comme c'était le cas auparavant;les Russes avaient déjà pensé à ce problème et mis au point dés les années 80 des scaphandres modulables mais ceux ci étaient horriblement inconfortables si tant est que l'on puisse parler de confort dans ce cas. 
Le robot assistant l'équipage n'échappait pas lui non plus à ces standards de taille et mesurait lui aussi un mètre 65,moyenne retenue pour les hôtes de la fusée,seul l'ajout de deux bras supplémentaires au niveau de l'abdomen le différenciait structurellement de ses compagnons.
Ces deux bras fixés sur une structure torique capable de pivoter à 180 degrés pouvaient donc opérer dans le dos ce qui dotait leur possesseur d'une agilité remarquable surtout en l’absence de gravité et en milieux extrêmes.
Le robot était aussi doté d'une structure articulée détachable qui pouvait servir d'exosquelette à un spationaute affaibli physiquement par les rigueurs du périple ou ayant simplement besoin de force ou de points d'ancrage supplémentaires pour accomplir un geste technique.

Le premier équipage à être envoyé vers Mars échappa partiellement aux standards précédemment choisis:le commandant,héros de la mission Luna 2 était un solide rigolard d'un mètre 92 ,le second une jeune femme athlétique d'un mètre 85 bientôt surnommée "Rippley" choisie pour son expertise en cybernétique mais aussi pour qu'il existât un certain"équilibre des forces"au cas fort peu probable ou l'un des spationautes se mettrait à péter les plombs,les autres membres étaient de stature plus modeste avec une mention spéciale au médecin de bord qui devait se contenter d'un mètre 58.
On le voit,les médias durent user de subterfuges Sarkosiens pour que les différences ne sautassent pas trop aux yeux des spectateurs d'autant que pour ne rien arranger le chirurgien et le vétéran de la mission lunaire s'appréciaient particulièrement.

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